Saint-Etienne : de la clincaillerie au design !

Les « Schumans » venus assister aux 15èmes assises de l’Afigèse vous le diront : Saint Etienne ne laisse pas facilement entrevoir ses charmes… et pourtant, l’agglomération stéphanoise se revendique aujourd’hui comme le fer de lance du design en France !

Inaugurée en 2009 sur l’ancien site de la manufacture d’armes, la cité du design s’articule autour de deux bâtiments phares : la platine (œuvre des architectes Finn Geipel et Giulia Andi) et la tour d’observation.

La platine, qui tire son nom d’une partie mécanique des fusils que l’on a produit ici en masse, est un quadrilatère de 23 mètres de large, 5 mètres de haut et… 200 mètres de long!  Il est recouvert d’une « peau » constituée par des panneaux triangulaires. Ce bâtiment tout en longueur abrite un ensemble d’espaces dédiés aux expositions, une bibliothèque, une serre et même une matériauthèque !

 

La tour, quant à elle, est une construction métallique en forme de L qui culmine à 28 mètres de haut. Elle offre un panorama privilégié sur la ville et le stade Geoffroy Guichard (« allez les verts ! »).

C’est sur ce site que se tiendra, du 20 novembre au 5 décembre 2010, la 7ème édition de la biennale internationale du design. Cet événement a été créé en 1998 par l’école supérieure d’art et de design de la ville. Constance Rubini, historienne du design et commissaire général de l’édition 2010, mettra à l’honneur les talents du design international. Des designers de 5 pays (Japon, Belgique, Finlande, Espagne et Chine) participeront à neuf expositions qui aborderont des thématiques variées parmi lesquels :

–          « Design et entreprise » ou pourquoi les entreprises font elles appel au design dans le cadre de leur production ?

–          « Design, confort et mobilité » ou comment le design s’approprie la mobilité urbaine au XXIème siècle ? L’accompagne-t-il ou la devance-t-il ?

–          « Design et art » ou comment différencier un objet de design d’une œuvre d’art ?  

 Au-delà de la cité du design, les 17 hectares de friche industrielle de l’ancienne manufacture d’armes constituent une opportunité unique pour réinventer un cœur de ville et définir une nouvelle esthétique urbaine.  On y croit !

Simon Favreau

NB : la clincaillerie est une activité désignant toutes les fabrications à base de métal : couteaux, serrures

 

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